La vitamine D, pas que pour les os

La vitamine D est surtout connue pour son implication dans la fixation du calcium, mais elle n’intervient pas uniquement dans cette fonction.

Tout d’abord un petit retour sur l’histoire de cette vitamine.

La vitamine D est surtout connue pour son implication dans la fixation du calcium, mais elle n’intervient pas uniquement dans cette fonction.

Tout d’abord un petit retour sur l’histoire de cette vitamine.

Suite à une vague de rachitisme au milieu du 17ème en Angleterre, un médecin anglais, Dale Perceval, décela un facteur anti rachitique dans l’huile de foie de morue. On pensait alors que c’était la vitamine A qui avait cet effet.

Plusieurs médecins constatèrent que le rachitisme touchait les enfants qui n’étaient pas suffisamment exposés au soleil. C’est ainsi que Trousseau, médecin français, Sniadecki, polonais et Palm, anglais conseillèrent d’exposer les enfants au soleil. Ils seront raillés par leur pairs, mais à partir de 1911, plusieurs résultats montrent qu’ils avaient raison : les expositions au soleil permettent de guérir du rachitisme.

 

En 1922, Mc Collums (USA) découvre que l’huile de foie de morue conserve son pouvoir antirachitique même si la vitamine A est détruite par oxydation. C’est en 1932 que des cristaux de vitamine D2 sont isolés par Windaus, chercheur allemand et Askew, britannique. Quatre ans plus tard, l’allemand Brockmann isole la D3.

 

En 1952, premières synthèses de la D3 par le Dr Woodward. Et en 1964, l’américain Norman détecte l’existence de trois métabolites de la vitamine D et établit la structure du calcitriol en 1971.

 

La vitamine D, uniquement pour les os ?

Il existe de nombreux dérivés de la vitamine D, mais les plus importants sont la D2 = ergocalciférol, produite par les végétaux, et la D3 = cholécalciférol, qui est apportée par des aliments d’origine animale et qui peut être produite par la peau sous l’action des ultraviolets B.

La vitamine D et le calcium forment un couple indissociable. En effet la vitamine D va participer à la formation d’une protéine : la CaBP (Calcium Binding Protein) qui sera en charge du transport du calcium dans l’organisme.

Le calcitriol fonctionne de concert avec une hormone parathyroïdienne, la parathormone qui stimule la calcémie (augmentation du taux de calcium dans le sang).

Ainsi la vitamine D est essentielle dans le maintien d’un bon taux de calcium dans l’organisme et à sa bonne fixation.

De très nombreuses études ont montré son implication dans la prévention et le traitement de l’ostéoporose, en association avec le calcium. (1)

 

Mais la vitamine D a aussi d’autres propriétés :

Protection contre le cancer colorectal, mais aussi cancer du sein, de la prostate. Elle aurait aussi un rôle dans le traitement du cancer en minimisant la prolifération des cellules cancéreuses. (2, 3)

Prévention des diabètes de type 1 et 2 : diminution du risque mais aussi  contrôle sur la glycémie.(4,5)

Prévention d’autres maladies auto immunes, comme la sclérose en plaque (6), l’arthrite rhumatoïde et les maladies inflammatoires de l’intestin. (7)

Prévention des maladies cardiovasculaires, la vitamine D joue plusieurs rôles importants : réduction de l’inflammation, de la calcification des vaisseaux, baisse de la tension artérielle (8). Des études sont en cours sur le lien entre vitamine D et syndrome métabolique. (9)

Stimulation de l’immunité (10), ainsi que dans la prévention du déclin cognitif (11).

Lien entre la carence en vitamine D et l’asthme. (12)

 

Vous voyez donc, qu’en effet, elle ne sert pas uniquement à nous assurer une bonne ossature.

 

« Et je fais quoi pour ne pas en manquer ? »

Il faut d’abord savoir que la vitamine D a une double origine : endogène (produite par le corps) et exogène (produite par l’apport alimentaire).

Pour la première source, il faut qu’il y ait une exposition aux rayonnements lumineux et que celui-ci soit suffisamment puissant, ce qui est rarement le cas dans certaines régions de France entre novembre et février. Aussi, dès qu’un rayon de soleil pointe son nez, pensez à vous exposer, surtout en hiver : pensez à retrousser vos manches.

Pour la seconde source : il faut qu’elle soit présente dans l’alimentation. Vous en trouverez essentiellement dans l’huile de foie de morue (250mg pour 100g), les poissons gras : hareng, (22 mg pour 100g), saumon (8.5 mg pour 100g), sardine (12.3 mg pour 100g). Les besoins quotidiens sont estimés à 5 mg/jour pour les hommes, jusqu’à 15 mg/jour pour les femmes et jusqu’à 20 mg/jour pour les enfants.

 

« Dois-je prendre des compléments et comment ? »

Une étude française a montré qu’environ 20% de la population était carencée.

Vous pouvez demander à votre médecin traitant un dosage afin de savoir où vous en êtes.

Si vous êtes dans l’un des cas ci-dessous, une supplémentation à l’entrée de l’hiver pendant quelques semaines, voire quelques mois est intéressante :

  • Les femmes enceintes ou allaitantes : afin d'éviter la carence chez le foetus et le nouveau-né.
  • Les enfants, les adolescents : pour la croissance et l’immunité.
  • Les personnes vivant dans une région peu ensoleillée.
  • Les personnes âgées de plus de 65 ans : fabrique moins de vitamine D et l’assimile moins bien.
  • Les personnes avec des risques de cancer.
  • Les personnes qui souffrent d’ostéomalacie

 

Par contre, attention aux contre-indications : calculs rénaux, prise de diurétique, hyperparathyroïdie, certains cas de cancer et sarcoïdoses associés à des hypercalcémies

 

Pour trouver une supplémentation de qualité, voici quelques laboratoires de référence.

 

http://www.lpev.fr/gamme/immunites/omegad3

https://www.laboratoires-fenioux.com/vitamine-d3-G716/fr

http://www.dplantes.com/vitamine-d3-vegetale.html

 

J’espère que cet article vous aura convaincu des nombreuses qualités de cette vitamine trop peu connue.

 

A bientôt pour un nouvel article ! 

 

Isabelle 

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Sources scientifiques
Vous trouverez ci joint toutes les références des études relatives à la vitamine D.
sources vitamine D.pdf
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