Notre système immunitaire, un allié à chouchouter.

Le système immunitaire est constitué d’un ensemble d’éléments qui œuvrent pour nous défendre des agressions externes. Ses composants vont agir pour reconnaître le soi du non soi, en détruisant les éléments pathogènes (virus, bactéries, parasites, etc.). Lorsqu’il se dérègle, nous sommes plus sensibles aux infections, et nous pouvons même déclencher des maladies auto immunes.

 

Le système immunitaire, c’est quoi ?

Il existe deux systèmes de défense dans notre organisme :

  • Le système immunitaire inné : acquis à la naissance, il agit sans distinction de la nature des micro-organismes présents.
  • Le système immunitaire acquis ou adaptatif : évolue au fil des années, il agit en reconnaissant l’agent à attaquer et en mémorisant cette attaque pour le futur.

Les organes du système immunitaire :

La peau : véritable barrière, qui est particulièrement sensible lors de brûlures importantes. Les grands brûlés sont alors placés dans des chambres stériles.

Les muqueuses : permettent grâce aux cils qui les recouvrent d’enrober et d’extraire les agents pathogènes.

La moelle osseuse et le thymus : ils sont en charge de la fabrication de globules blancs.

La rate : réserve de lymphocyte (une variété de globules blancs)

Les ganglions et les tissus lymphoïdes : les premiers abritent les cellules immunitaires pendant leur maturation, les seconds tapissent la face interne des muqueuses et sont recouvertes d’agents protecteurs.

Le foie : sa situation dans le corps lui permet de recevoir 75% de son apport sanguin de l’intestin et de la rate, via la veine porte. Il est donc exposé aux antigènes alimentaires et à la présence des agents pathogène. Il a un rôle de maintien de l’efficacité des lymphocytes. Il a également un rôle de filtration, de maturation de certaines vitamines indispensables au bon fonctionnement du système immunitaire.

L’intestin : le microbiote intestinale, composé d’une grande variété de bactéries, maintient à distance les agents pathogènes. L’épithélium (couche de cellules qui faite le lien entre l’intérieur de l’intestin et l’extérieur), a un rôle à la fois physique et chimique de protection. Les cellules épithéliales ont la capacité de détruire ou d’inhiber la croissance des bactéries et des levures.

Le système immunitaire peut se dégrader soit en ne répondant pas suffisamment bien face aux agressions, soit en répondant de façon excessive : c’est le déclenchement de la maladie auto-immune.

 

Les signes suivants doivent amener à se poser la question sur la stabilité du système immunitaire : fatigue persistante, mauvaise cicatrisation, infection à répétition (le rhume de l’hiver n’est absolument pas physiologique).

L’âge a aussi une influence sur le système immunitaire : un nouveau-né n’a pas encore un système immunitaire mature, et la personne âgée a souvent une perte de ces capacités immunitaire, d’autant plus si son alimentation est pauvre en bons nutriments.

 

Que faire pour le préserver ?

  • Gérer son stress : la production de cytokines (qui interviennent dans l’immunité) est altérée lors de stress prolongé. Vous connaissez tous l’ulcère du PDG stressé, ce mécanisme vient du fait que lors d’un stress, les fonctions digestives sont mises au repos, pour permettre au corps de réagir face à l’événement stressant. A force de mobiliser les ressources pour gérer son stress, le transit et la digestion peuvent se trouver altérés.
  • Se nourrir correctement : aujourd’hui les aliments sont souvent pauvres en nutriments, l’agriculture conventionnelle ayant appauvri les sols. L’agriculture biologique est donc à privilégier quand cela est possible, ou au moins pour les aliments les plus couramment consommés. L’assiette doit avoir son lot suffisant de légumes variés de saison, de céréales complètes ou semi complètes, de légumineuses, de fruits frais entiers (pas de jus de fruits, j’y reviendrai dans un prochain article), des protéines de qualité. La cuisson est à réserver aux aliments qui ne peuvent être mangés crus. Tous ces conseils devant bien sûr être adapté à chacun selon ses moyens, sa digestion, ses carences éventuelles. Les carences en vitamine D, C et en Zinc et en Fer ont le plus d’impact sur le système immunitaire.
  • Chouchouter son foie : en lui épargnant tous les produits de synthèse (médicaments non indispensables, additifs, arômes artificiels, sucres et aliments raffinés, alcool, gras saturés), en le soutenant par des plantes (artichaut, gentiane, chardon marie, desmodium, radis noir), en faisant des cures de détox.
  • Préserver son intestin : éviter les antibiotiques et les médications de synthèse quand cela est possible, manger suffisamment de fibres (elles vont nourrir la flore intestinale), lutter contre la constipation, mâcher suffisamment, boire au moins un litre d’eau peu minéralisée.
  • En pratiquant une activité physique régulière : cela permet une meilleure circulation des cellules de l’immunité, et stimule la fabrication de certains éléments de l’immunité.

 

Tous ces conseils sont à adapter selon la vitalité et les possibilités de chacun, mais la mise en place de certaines règles peut vous aider à commencer à chouchouter votre système immunitaire pour le rendre plus fort.

Prenez soin de vous,

Isabelle

 

PS : ces conseils ne doivent pas si substituer à un avis médical.