Le burnout, le comprendre pour l'éviter et en sortir.

Le syndrome d’épuisement professionnel fait l’objet de nombreuses recherches et de nombreux articles.

Auparavant, on en parlait uniquement dans les cas de stress au travail, mais on parle aujourd’hui de burn-out parental, du burn-out des aidants. On commence à en parler dans les années 90, alors que ce phénomène commence à prendre un ampleur inquiétante.

 

De nombreuses définitions existent, mais nous allons plutôt nous pencher sur les caractéristiques du burnout. Ce syndrome est caractérisé par trois dimensions :

  • Épuisement émotionnel : la personne a l’impression d’être vidée de ses ressources. Une fatigue s’installe et ne passe pas malgré des temps de repos et s’aggrave face à des facteurs de travail exigeants, et un manque de ressources pour y faire face.
  • Cynisme : la personne, souvent au départ très investie et très rigoureuse, devient négative, détachée et finit par se déshumaniser et s’isoler (souvent pour se protéger).
  • Sentiment de non accomplissement personnel au travail : la personne se dévalorise, ne se sent plus efficace.

Face à ces symptômes, la personne peut se sentir isolée, non comprise et parfois même s’isoler elle-même pour se protéger. Il y a souvent un fort sentiment de culpabilité, car les personnes rigoureuses et très investies dans leur travail sont plus sujettes au burnout, et se sentent responsables de leur état. 

Les facteurs de risque :

L’épuisement professionnel découle d’un stress au travail qui est augmenté par les facteurs suivants :

  • Surcharge de travail, demandes urgentes de résultats.
  • Peu de contrôle sur les taches à effectuer.
  • Manque de reconnaissance.
  • Conflits internes, ordres contradictoires.
  • Objectifs peu clairs.

Avant d’en arriver là, il est important de savoir se prémunir, voire de s’extraire de la situation stressante. Certains signes sont donc importants à détecter :

  • Démobilisation.
  • Irritabilité, colère, pleurs fréquents.
  • Sentiment d’être incompétent, d’être en échec, manque de confiance en soi.
  • Anxiété, inquiétude.
  • Difficulté à se concentrer.
  • Pertes de mémoire.
  • Fatigue persistante, douleurs.
  • Problèmes digestif.
  • Sommeil perturbé.
  • Perte ou gain de poids.
  • Sensibilité immunitaire (infections plus fréquentes).

En cas de doute, il est indispensable de se rapprocher d’un professionnel de santé bien formé afin de vérifier les potentiels risques de burnout.

Si les facteurs environnementaux sont indéniables, certaines caractéristiques personnelles peuvent aussi aggraver les risques :

  • Manque de confiance : ce sentiment mène à surinvestir les objectifs demandés.
  • Difficulté à poser des limites qui vont entraîner une surcharge de travail.
  • Etre exigeant envers soi-même.
  • Avoir des charges extérieures au travail importantes : soin des enfants, parents, personnes malades.
  • Considérer le travail comme le centre de sa vie.
  • Perfectionnisme qui amène à en faire plus que demandé.
  • Conscience professionnelle élevé : on emporte les problèmes du travail à la maison.
  • Ne pas savoir déléguer.

La physiologie du burnout :

Lors d’une situation stressante (ou vécue comme tel), l’organisme met en place des mécanismes de protection afin de nous permettre de nous défendre : sécrétion d’adrénaline, de cortisol. Mais si le stress dure, le cortisol va alors inonder le corps et faire des dégâts sur les neurones, le système cardio vasculaire, le système immunitaire. 

Quelles actions mettre en place pour se préserver ?

  • Se faire accompagne par ses proches et un thérapeute afin d’avoir un soutien constant et fiable.
  • Savoir s’écouter et repérer les signes de fatigue.
  • En parler au travail pour mettre en place des actions de prévention.
  • Apprendre à déléguer.
  • Savoir dire non de temps en temps.
  • Apprendre à libérer de l’espace et à se détendre : techniques d’organisation du travail, relaxation méditation.
  • Revoir ses habitudes de vie pour équilibrer les temps de repos et de travail.

Parfois, le retrait du travail est indispensable pour se préserver.

 

Et si vous n’avez pas pu prendre les choses en main à temps et que vous avez été victime d’un burnout, il est indispensable de prendre du temps pour :

  • Comprendre les causes.
  • Vous faire accompagner par un thérapeute.
  • Revoir votre hygiène de vie afin de trouver des outils pour vous reconstruire.

Aujourd’hui les entreprises sont sensibilisées à ces risques psychosociaux, et ont un devoir de prévention.

 

Quelle que soit votre situation, rappelez-vous qu’il est plus facile de prévenir que de guérir.

 

Prenez soin de vous !

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