Pourquoi réduire les aliments transformés ?

Les français continuent à passer du temps à table. La gastronomie française y est certainement pour quelque chose.

Par contre le temps passé à cuisiner est très variable selon la tranche d’âge : en moyenne 3 heures par semaine entre 15 et 19 ans, 5 heures par semaine entre 30 et 50 ans, et plus de 6 heures par semaine après 50 ans. Ces chiffres sont sans doute liés à l’activité professionnelle, souvent située loin de domicile et qui nous contraint à manger à l’extérieur.

Du coup nous avons tendance à nous tourner vers des plats préparés ou des aliments transformés, afin de gagner du temps.

Contrairement à ce que l’on pense, un aliment transformé n’est pas nécessairement un burger ou un sodé, nous pouvons aussi trouer des aliments ultra transformés dans les magasins bios.

Pour y voir plus clair, une petit tour d’horizon de la définition d’un aliment selon son degré de transformation :

  •  Les aliments peu transformés : obtenus directement à partir de plantes ou d’animaux (légumes, fruits, œufs, viande, poisson, lait). Ils peuvent simplement avoir été lavés, fractionnés, broyés, congelés, sans ajout d’autres substances.
  • Les ingrédients culinaires transformés : ils sont extraits d’aliments bruts par broyage, raffinage, pressage. Ils servent à assaisonner ou cuire : huile végétales, graisse de coco, graisses animales, sucre de table, miel, sel.
  • Les aliments transformés : ils sont à base d’aliments brut auxquels on a rajoujté des ingrédients peu transformés (huile vinaigre, sel, sucre) dans le but de les conserver. Il s’agit des conserves de légumes, fruits en bocaux ou en boîte, graines salées, poissons fumés, jambon fumés ou salés, poisson en boîte, fromage, pain, vin, cidre.
  • Les aliments ultra-transformés : ils sont issus d’une transformation de plusieurs aliments auxquels on a rajouté des ingrédients eux-mêmes transformés par l’industrie alimentaire (on ne les trouve pas dans la nature). Par exemple, on transforme un aliment complet en plusieurs composés par fractionnement, extrusion. On appelle cela le cracking. Par exemple, on extrait de la graine de blé le germe, l’amidon, qui seront ensuite à nouveau transformés. On y ajoute souvent des additifs, afin de les rendre plus attractif au goût. Ils contiennent souvent du sucre, du sel, des acides gras ajoutés, des huiles hydrogénées, des arômes, émulsifiants, édulcorants, épaississants, gélifiants…
    Ce sont par exemple : les confitures, biscuits, gâteaux, crèmes, glaces, jus de fruits, crème dessert, saucisses, poissons panés, chips, préparation culinaires (pour gâteaux, sauce, soupe), sauces, vinaigrettes, barres de céréales, pizzas, certains pains, les pains de mie, desserts aux fruits, plats cuisinés….

Le premier problème de la transformation extrême de ces aliments est que notre organisme ne sait plus les digérer correctement.

Par ailleurs, les éléments dont ils sont constitués ont subi de telles transformations que leur teneur en vitamines, minéraux et oligo éléments est quasiment nulle. Ce sont des calories vides.

Les additifs et colorants qu’ils contiennent sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens et auraient donc un impact sur notre fertilité, notre immunité. Et certains d’entre eux seraient cancérigènes.

Ces aliments contiennent aussi très souvent des sucres cachés et des acides gras trans soupçonnés d’être cause d’obésité, de maladies cardiovasculaires.

Par exemples, des poudres chocolatées vantent leur apport en vitamines, fer, et minéraux (sont-ils d’ailleurs assimilables ?), mais oublient de mentionner qu’elles contiennent environ 80% de sucre. D’ailleurs, 80% du sel absorbé dans la journée provient de l’alimentation transformée.

Certains yaourts aux fruits contiennent jusqu’à 12 additifs.

Les industriels sont malins : en ajoutant tous ces ingrédients, ils rendent l’aliment goûteux pour nous inciter à le consommer à nouveau. 

Comment débusquer les aliments ultra transformés ?

Regarder les étiquettes : si vous ne savez pas ce que c’est, reposez sur le rayon.

Pour les gâteaux, faites les vous-même, et garder les dans une boite métallique ou un bocal. Ils peuvent ainsi se conserver plusieurs jours.

Si vous n’avez pas le temps, remplacer les par des fruits secs ou des oléagineux (amandes, noisettes, noix de cajou, graines de tournesol). 

Et les applications ?

On me parle souvent d’une application qui permet de scanner les codes-barres et de voir si l’aliment est sain ou pas. Je vais donc vous donner un exemple. Au moment où j’écris cet article, je me rends sur l’application concernée : on vient d’y ajouter le paquet de biscuits Gerblé, étiqueté en vert (excellent 90/100). J’empresse donc de consulter la liste des ingrédients que contiennent ces « super » biscuits :

Ingrédients : Farine de blé, jus concentré de pomme (sucre) 15,8%, graisse de palme non hydrogénée, noisettes torréfiées 5,2%, germe de blé 5,1%, huile de colza, fructooligosaccharides (sucre), émulsifiant : lécithines de colza, extrait de malt d'orge (sucre), arôme naturel de pomme, amidon de blé (sucre), poudres à lever (carbonates de potassium, tartrates de potassium, carbonates d'ammonium), protéines de lait, vitamines B1, B2, B6, B9, PP et E (lactose (sucre du lait), protéines de lait).

Peut contenir des traces de fruits à coque, lupin, œuf et soja.

 

Par ailleurs, ces biscuits contiennent 61g de glucides (sucre) pour 100g. Ce qui signifie que chaque biscuit contient 52 g de sucre ou assimilé, soit l’équivalent de 8 morceaux de sucre ?

Je vous laisse vous faire votre propre opinion sur la valeur nutritionnelle d’un tel aliment.

En résumé : si vous voulez savoir ce que vous mangez, lisez les étiquettes.

Bon appétit !

Écrire commentaire

Commentaires: 0