Le blog de Naturopathie & Méditation

La détox est-elle faite pour vous ?

Que pouvez vous attendre d'une cure détox?

Souvent, une cure détox permet de perdre quelques kilos. Si c’est votre objectif, il faut considérer alors la cure détox comme une sorte d’amorce pour démarrer la perte de poids et vous motiver à vous orienter vers des habitudes alimentaires plus saines. Faire une cure détox pour reprendre ensuite une alimentation type « mal bouffe », va bien sûr vous faire reprendre vos kilos dès que vous recommencerez à manger « comme avant », mais va aussi installer, à force de faire ce yoyo, une résistance à l’amaigrissement. 

 

La cure détox s’adresse aussi à toute personne (adulte) se sentant fatiguée, avec une sensation de pesanteur et qui souhaite retrouver une énergie revigorante. 

Il existe diverses façons de faire de la détox : monodiètes, jus de légumes, jeûnes hydriques,… 

Laquelle choisir ? 

 

Le jeûne a été utilisé de tout temps, comme un rituel de purification religieux. C’est une pratique traditionnelle qui a une visée plus large que l’aspect hygiénique de nettoyage corporel.
C’est aussi une pratique qui provoque, dans ses premiers jours, de la fatigue et des crises curatives parfois inconfortables (hypertension, vertiges, …).
C’est pourquoi le jeûne n’est pas indiqué ni conseillé pour tout le monde. 

Le jeûne c’est aussi quelque chose qui fait peur : peur d’avoir faim, peur des carences, peur de la fatigue…  

 

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La respiration

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir les bienfaits de certains exercices de respiration. Cette fonction, indispensable à la vie est bien souvent négligée  par la plupart d’entre nous. Nous portons rarement attention à notre respiration. Pourtant le souffle a une grande symbolique dans notre vie : le premier souffle de l’enfant qui vient au monde, et le dernier qui signe notre fin de vie. Entre ces deux extrémités, on peut avoir le souffle coupé, être à bout de souffle, ou retenir son souffle.

 

 

Dans le yoga, la respiration (pranayama) est l’une des techniques, elle permet à l’énergie de circuler correctement lors des postures.

Je vous propose d’explorer deux respirations faciles à exécuter et qui peuvent vous aider au quotidien : la respiration ventrale et la respiration thoracique.

 

La respiration ventrale :

C’est la respiration du bébé quand il dort, celle du repos et de la récupération. Elle se pratique sur un rythme plutôt lent, elle permet de détendre tout le corps et est donc particulièrement recommandée pour les personnes éprouvant du stress. Elle se met naturellement en place lors des exercices de relaxation ou lors de pratiques méditatives.

 

Pour la mettre en place, commencez à la faire en position allongée et confortable. Posez une main sur votre ventre et l’autre sur votre thorax, et respirez naturellement dans un premier temps.

Prenez le temps de vous installer confortablement, et prenez simplement conscience du mouvement de vos deux mains. Restez quelques minutes en observation, sans chercher à changer quoi que ce soit pour le moment.

Puis vous allez ensuite vous concentrer sur la main qui est placée sur le ventre, et à chaque inspiration, essayez de faire monter cette main doucement. Ne forcez pas avec vos muscles abdominaux, mais laissez simplement le souffle descendre un peu plus vers le ventre à chaque inspiration. Au début, peut-être que les mouvements de votre main seront très petits mais avec le temps, et la répétition de cet exercice, ils deviendront plus amples et plus fluides. Vous finirez par faire remonter votre main, et la main placée sur le thorax ne bougera pas. Vous serez alors dans une respiration uniquement ventrale.

 

Cette respiration peut vous aider lors de moments de stress, lors des réveils nocturnes ou avant de vous endormir. De plus, elle permet de descendre votre attention dans le corps au lieu de permettre à votre esprit de « cogiter ».

 

Quand vous aurez pris l’habitude de la pratiquer, vous pourrez la reproduire dans toutes les positions : assis, debout ou couché.

 

La respiration thoracique :

C’est la respiration de la vigilance, de l’action, elle permet à l’organisme de se mobiliser.  C’est une respiration qui est un peu plus rapide que la respiration ventrale, qui donne un vrai coup de fouet lors de moments de fatigues passagers ou de découragement. On dit d’elle que c’est la respiration « guerrière ». Elle permet de reprendre confiance et de repartir à l’action quand le courage nous manque.

 

Commencez par la pratique assis, les mains posées sur les genoux, le dos droit sans être crispé, la tête dans le prolongement du dos, avec le menton légèrement rentré. Prenez soin de respecter votre rythme et de ne pas vous retrouver à faire le « petit chien », vous obtiendriez alors l’effet inverse, avec la tête qui tourne et l’esprit embrumé.

 

Si vous pratiquez ces deux respirations régulièrement, vous allez rapidement les maitriser et pouvoir les utiliser quand bon vous semble.

 

 

Alors respirez !

Le système immunitaire

Ce mois-ci, je vous propose de découvrir des notions de base sur le fonctionnement de notre système immunitaire, et quelques clefs pour le préserver.

Le système immunitaire correspond à l’ensemble des mécanismes de défenses de l’organisme. Il est divisé en deux parties : l’immunité innée et l’immunité acquise.

La réponse innée ou non spécifique :

Cette réponse est dite non spécifique, car elle ne dépend pas de l’agent qui nous attaque, c’est la première ligne de défense  de l’organisme.

Elle agit grâce :

  • A la barrière physique :

La peau grâce à son pH : son acidité constitue une excellente barrière. De plus elle est recouverte de bonnes bactéries. C’est la raison pour laquelle une hygiène excessive n’est pas forcément une bonne chose.

Les muqueuses : recouvertes de mucus et de cils, empêchant la pénétration des bactéries dans l’organisme.

  • A l’inflammation qui permet d’inactiver les agresseurs et de réparer les tissus.
  • Aux interférons qui sont des glycoprotéines empêchant la multiplication des virus, stimulant les cellules immunitaires

La réponse immunitaire spécifique :

Elle agit grâce aux lymphocytes, qui sont des globules blancs. Il en existe deux sortes :

  • Les lymphocytes B : ils produisent des anticorps, point de départ de la destruction des pathogènes.
  • Les lymphocytes T : qui détruisent directement les cellules infectées, ou qui renforce l’immunité.

Cette réponse immunitaire se développe au fil des années, quand l’organisme rencontre des agents pathogènes. L’organisme garde en mémoire sa première rencontre avec l’agent pathogène, et est ainsi plus efficace lors de la deuxième présentation.

Le système immunitaire peut se dégrader en créant une réaction excessive ou insuffisante. Si par mauvaise reconnaissance, il s’attaque aux cellules de l’organisme, on déclenche alors une maladie auto-immune.

Et s’il y a un défaut du système immunitaire, on peut alors développer des maladies plus ou moins graves.

Les organes qui fabriquent les cellules immunitaires :

Les organes centraux :

  • Thymus (glande située entre les deux poumons)
  • La moelle osseuse

Les organes périphériques :

  • La rate
  • Les ganglions lymphatiques
  • Les amygdales
  • Les plaques de Peyer (dans l’intestin)
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Marjolaine, LE salon bio de l'année

Le salon marjolaine est surement le rendez vous de l’année à Paris en matière de salon bio et écolo. Créé en 1976 par Nature & Progrès, la première édition accueille 30 000 visiteurs. L’an dernier environ 79 000 visiteurs se sont rendus sur ce salon. Quelques chiffres : 550 exposants, 9 jours, 1 nocturne, 130 ateliers et des conférences sur les grands enjeux environnementaux.

 

Il aura lieu du 05 au 13 novembre, au Parc Floral à Paris.

J’ai décidé de vous faire partager mes coups de cœur :

 

Les associations et les groupements professionnels :

Accueil paysan : Stand PAV38

Cette association regroupe des paysans et des acteurs locaux qui vous accueillent chez eux et vous font découvrir leur activité ou leur lieu de vie. Ils sont environ 1000 en France. L’accueil est très chaleureux dans tous les gîtes que j’ai testés, et ils représentent une bonne alternative aux gîtes traditionnels parfois froids et commerciaux.

Association Kokopelli : Stand PAV

 

Cette association œuvre à la préservation, la commercialisation et le don de semences bio reproductibles (semences libres de droit). Les militants œuvrent à la biodiversité alimentaire, en préservant le droit de semer librement des semences potagères et céréalières, de variétés anciennes ou modernes, sans se voir accuser de concurrence déloyale par les multinationales.

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La Vitamine D, seulement pour nos os?

La vitamine D est connue pour son action sur nos os, et son lien avec le calcium. Pourtant elle est aussi indispensable à bien d’autres fonctions dans notre corps : protection contre certains cancer, prévention du diabète, et de certaines maladies auto immunes.

 

Historique :

Le rachitisme s’est répandu en Angleterre à partir du milieu du 17ème siècle. Dale Perceval, un médecin anglais, décèle, en 1872, un facteur anti rachitique dans l’huile de foie de morue. On pense alors que c’est la vitamine A qui a cet effet.

Puis, plusieurs médecins constatent que les enfants peu exposés au soleil souffraient davantage de rachitisme que les autres. Plusieurs d’entre eux décident alors d’exposer les enfants au soleil. Raillés par leurs pairs, les résultats sont pourtant là, l’exposition au soleil guérit du rachitisme.

Après plusieurs découvertes successives, la vitamine D2, puis la D3 sont isolées.

Les caractéristiques de la vitamine D :

Il existe de nombreux dérivés de la vitamine D, mais ceux qui sont important sont le calcitriol et le calcidiol.

Les deux variantes les plus courantes sont la D2 : ergocalciférol, produite par les végétaux, et la D3 : cholécalciférol, apportée par les aliments d’origine animale et produite par la peau sous l’action des ultraviolets B.

La vitamine D et le calcium forme un couple indissociable. En effet, la vitamine D participe à la formation de la CaBP (Calcium Binding Protein, en charge du transfert du Ca dans l’organisme) et du Calcitriol ; qui de concert ave la parathormone stimule la calcémie (taux de Calcium dans le sang)

Les impacts de la vitamine D sur la santé :

Des études ont montré l’implication de la vitamine D dans la prévention et le traitement de l’ostéoporose en association avec le calcium, mais aussi son implication dans de nombreux autres cas :

  • Protection contre le cancer colorectal, le cancer du sein, de la prostate.
  • Prévention des diabètes de type 1 et 2, en diminuant le risque, mais aussi avec une action sur le contrôle de la glycémie.
  • Prévention des maladies auto immunes
  • Lien entre vitamine D et stimulation de l’immunité.
  • Prévention du déclin cognitif.

 

 

 

 

Où la trouver ? les besoins, les carences :

On trouve la vitamine D dans les poissons gras, l’huile de foie de morue, les coquillages, et par l’exposition à la lumière du soleil.

 

mg pour 100g

 

mg pour 100g

 

mg pour 100g

Huile de foie de morue

250

Hareng

22

Saumon

8.7

Sardine

12.3

Thon

6.1

Œuf

1.28

 

Les besoins par jour :

5 mg par jour pour les hommes

5 à 15 mg par jour pour les femmes

5 à 20 mg par jour pour les enfants

Les carences :

Une étude française a montré que 20% de la population était carencée.

Les premiers signes peuvent être l’irritabilité, la perte d’appétit, puis si elle est plus importante, la perte de densité osseuse.

La carence s’accompagne toujours d’une augmentation des infections.

 

Comme on le voit, cette vitamine a un rôle très important pour la prévention de notre santé et on a tous intérêt à connaitre son statut avant l’arrivée de l’hiver, période où, l’ensoleillement étant moindre, les réserves peuvent facilement baisser.

 

 

Les antioxydants

Nous savons tous que pour rester en bonne santé nous devons avoir un apport suffisant en vitamines, minéraux et oligo-élément. Mais d’autres substances sont aussi indispensables : les antioxydants. Ils nous permettent de lutter contre les radicaux libres, responsables du vieillissement anticipé de notre organisme.

Les radicaux libres :

Un radical libre est une molécule ou un atome qui a perdu ou gagné un électron, et qui va donc tout faire pour rétablir l’équilibre en causant beaucoup de dégâts sur sons passage. Mais les radicaux libres n’ont pas que des inconvénients, ils sont aussi nécessaire pour nous permettre de détruire les agents infectieux (virus, bactéries). C’est surtout quand ils sont trop nombreux qu’ils peuvent devenir délétères et entrainer un stress oxydatif pathologique à l’origine de nombreuses maladies.

 

 

Qu’est ce qui favorise la production de radicaux libres ?

Si vous voulez diminuer la création de radicaux libres, voici quelques situations à éviter :

  • L’exposition aux rayons solaires prolongée, aux radiations répétées (radio, scanners)
  • La consommation de xénobiotiques, c'est-à-dire les molécules non naturelles : médicaments, chimiothérapie, herbicides, pesticides, métaux toxiques (plomb, cadmium, arsenic, aluminium…)
  • Le sport à outrance
  • Le tabac

Les antioxydants et le stress oxydatif :

Les antioxydant assurent la régulation des radicaux libres, ils maintiennent ainsi leur taux à un niveau correct pour la préservation de la santé.

En présence d’un grand nombre de radicaux libre, on se trouve en situation de stress oxydatif. Les radicaux libres vont d’abord attaquer les membranes cellulaires et rendre la cellule sensible aux agressions. L’attaque se fera ensuite sur les structures intracellulaires, dont les mitochondries (qui assurent l’oxygénation de la cellule), entrainant une mort cellulaire par anoxie. Ensuite, ce sont les noyaux cellulaires qui sont touchés (ARN et ADN), entrainant alors des fragilités immunitaires et un vieillissement prématuré, mais aussi de l’inflammation chronique, des maladies dégénératives (Alzheimer, parkinson).

Quels sont les antioxydants les plus puissants ?

Pour connaitre le pouvoir antioxydant des aliments, la méthode la plus utilisée est celle de l’indice ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity = capacité d’absorption des radicaux libres). Plus cet indice est élevé, plus l’aliment a un pouvoir antioxydant élevé. Les valeurs sont données pour 100g d’aliment cru et frais.

On admet qu’il faudrait consommer entre 3000 et 5000 unités ORAC au quotidien. Bien sûr, cette consommation dépend aussi de notre exposition à un éventuel stress oxydatif : un fumeur devra consommer davantage d’antioxydant, de même pour une personne poly médicamentée.

Les aliments qui contiennent beaucoup d’antioxydant:

Avant d’aborder la liste des aliments que vous pouvez mettre dans votre assiette, la première chose à faire est, bien évidemment, de réduire la production de radicaux libres : éviter la cigarette, le sport à outrance, les médicaments de synthèse (votre naturopathe peut dans certains cas vous aider à trouver une alternative naturelle), les additifs (présents dans tous les plats préparés), s’éloigner des pollutions chimiques.

 

Voici donc une liste de quelques aliments avec leur indice ORAC :

Les champions toutes catégories sont sans contexte les herbes aromatiques, les épices et les condiments : clou de girofle (314 450), la cannelle (267 540), l’origan (200 130), le persil séché (74 350), le curry (48 500), le poivre noir (30 140). A saupoudrez sur tous vos plats.

Les oléagineux : noix de pécan (17 940), noix 13 540), noisettes (9 645), pistaches (7 980), amandes (4 450), cacahuètes (3 166), noix de cajou (2 000), noix du Brésil (1 420). Non grillés, et non salés, bien sur ;-)

Les fruits rouges : airelles (9 460), myrtilles (6 220), cassis (5 348), framboises (4 930), fraises (3 580), cerises (3 360). Profitez-en, c’est la saison.

Les fruits orangés et rouges : pruneaux (8 580), prunes (6 240), pommes rouges (4 275), golden (2 670), pêches (1 860), abricots (1 340). On peut manger des pruneaux toute l’année…une bonne façon d’amener des antioxydant dans son assiette, quelque soit la saison.

Les fruits secs sont aussi de bonne source, et surtout on peut en consommer même en hiver, au moment ou la variété en légumes et en fruits est plus rare : les dattes séchées (3 895), figues sèches (3 380), raisins secs (3 040).

Parmi les légumes, tous les légumes sont une source intéressante, voici quelques exemples : les asperges (3 017), les épinards (2 640), les brocolis (1 590), les carottes (1 220), les oignons jaunes (1 030), la laitue (989).

Enfin pour terminer et pour ravir tous les gourmands, un aliment particulièrement riche en antioxydant et qui fera sans doute l’unanimité : le cacao (82 000).

 

En consommant tous les jours des légumes et des fruits frais et crus, vous pouvez ainsi lutter efficacement contre le stress oxydatif et ainsi préserver votre santé de façon naturelle.

 

Régalez vous bien ! 

Les acides gras

Les acides gras, c'est quoi au juste?

En chimie, un acide gras est une molécule formée d’une chaine d’atomes de carbone liés à des hydrogènes (c’est ce qu’on appelle des hydrocarbures).

Dans l’alimentation végétale, cette chaîne dépasse rarement 18 atomes de carbone. Par contre dans l’alimentation animale, et dans notre organisme, il peut y avoir plus de 30 atomes de carbone associés.

Il existe trois types d’acides gras :

Les acides gras saturés : toutes les liaisons entre les atomes de carbone sont simples (pas de liaisons doubles), donc chaque atome porte le maximum d’hydrogène possible : d’où le nom de « saturé »).

Les acides gras mono insaturés : la chaîne carbonée contient une seule double liaison

 

Les acides gras poly insaturés : la chaîne carbonée contient plusieurs doubles liaisons. Il s’agit notamment des omegas 3 et des omegas 6.

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Conseils de base en naturopathie

Voici quelques conseils de base en naturopathie.

Il est évident que l’application de ces conseils peut prendre du temps, et il est nécessaire que chaque changement soit effectué en conscience et dans la joie. Le plus important est que vous en compreniez le sens afin de vous accaparer ce changement pleinement.

L’intérêt du cru :

Cela permet avant tout d’apporter une source enzymatique indispensable à l’assimilation des micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments). La digestion est ainsi plus facile et la fatigue postprandiale diminuée.

De plus la majorité des micronutriment est détruite à la cuisson :

  • La vitamine C dès 60°
  • Les vitamines B dès 90°

Par ailleurs, les vitamines hydrosolubles sont éliminées lors des cuissons à l’eau, et les minéraux se trouvent pour la majeure partie dans l’eau de cuisson. Il est donc préférable de privilégier une cuisson à la vapeur douce, lorsque celle-ci est indispensable, ou à la poêle, mais à basse température.

Intérêts d’une alimentation bio :

Pas d’usage d’engrais chimiques, de pesticides, d’organisme génétiquement modifiés. On sait aujourd’hui que certains pesticides sont des perturbateurs endocriniens (ils agissent sur nos hormones).

Préservation de la nature et de la biodiversité.

L’alimentation bio a un incidence sur la qualité nutritionnelle des aliments : quantité plus importante de vit C, de fer, magnésium, phosphore, caroténoides, lycopène (antioxydant), polyphénols (antioxydant)

Intérêt des aliments non raffinés :

Principaux produits concernés : céréales (pain, farine, gâteaux…), sucre, sel, huiles

Les produits raffinés sont carencés en fibres, enzymes, vitamines, minéraux et oligo-éléments, catalyseurs indispensables à la digestion. L’organisme devra donc puiser dans ses propres réserves pour métaboliser ces aliments.

Perte de fibres : transit mal régulé, flore intestinale déséquilibrée, moins bonne digestion des graisses, index glycémique plus élevé, sentiment de satiété altéré (on a faim plus rapidement)

 

Exemple : pain blanc, après raffinage perd 100% des fibres, 100%de vitamine A, 85 à 97% des vitamines  B1, B2, B3, B5, B6, et 60% de sa vitamine E, 72% du Phosphore, 55% du Calcium. Il contient aussi moins de fer.

La mastication :

La mastication est indispensable pour une meilleure assimilation des tous les nutriments, ainsi que pour alléger le travail du système digestif. Associée à une bonne partie de cru lors du repas, elle garantit la fin de la fatigue post prandiale.

Bénéfice N°1 : mécanique : broyer les aliments ® allègement du travail musculaire de l’estomac.

Bénéfice N°2 : mécanique : humidifier ou diluer les aliments pour favoriser le travail biochimique de l’estomac et rendre possible les autres bénéfices.

Bénéfice N°3 : organoleptique : une fois humidifiés, les aliments induisent une réaction gustative ® Saveurs (acide, sucré, salé, amer, piquant), arômes, texture.

Bénéfice N°4 : psycho-affectif : au niveau passif, plaisir ou déplaisir, au niveau actif, mobilisation de la volonté.

Bénéfice N°5 : biochimique : avec action de l’alpha-amylase (enzyme buccale) ® dissociation des amidons (sucres) en maltose et dextrine (molécules plus petites)

Bénéfice N°6 : satiétant et amincissant : une mastication plus longue induit un effet réplétif et modérateur sur l’appétit.

Bénéfice N°7 : aseptisante : le lysozyme salivaire est une protéine désinfectante.

Bénéfice N°8 : bio énergétique : la muqueuse buccale capte la part énergétique des aliments.

Bénéfice N°9 : programmation digestive : les premières informations codent le bon déroulement des actions enzymatiques à venir (via l’hypothalamus)

L’ambiance :

Le facteur le plus important pour avoir une bonne digestion et donc une bonne assimilation des aliments est l’ambiance dans laquelle est pris le repas.

 

Il est important de manger accompagné de personnes avec lesquelles on se sent bien, à l’aise, paisible. Il vaut mieux manger seul que de supporter des perturbations pendant le repas.

L’idéal est de prendre son repas en bonne compagnie, dans une atmosphère aérée, paisible, sans source de stress, accompagné de discussions distrayantes. On ne devrait jamais parler du travail en mangeant.

 

A la maison, il est important de prendre son repas dans les mêmes conditions, la télé éteinte, une musique douce pouvant la remplacer. Même si on est seul, il conviendra de ne pas faire autre chose en mangeant (téléphoner, regarder ses mails, etc…)

 

Alors bon appétit !

Les boissons végétales (suite)

En dehors du lait de soja, il existe des boissons végétales très variées. Elles ont toutes des goûts différents, et permettent de varier les plaisirs et les utilisations.

 

Quelles boissons végétales pour quels usages ?

  • Le lait de coco : avec sa richesse en lipides (gras), il peu aisément remplacer la crème. Son gout exotique est particulièrement agréable dans les préparations salées ou sucrées.
    Il contient un peu de protéines (2g/100g), du magnésium (46mg/100g), du Fer (3.3mg/100g), et de la vitamine B9 (14mg/100g).

 

  • Les boissons d’oléagineux : à base d’amandes, noisettes, noix de cajou, sésame… elles apportent du crémeux dans toutes les préparations.
    Les oléagineux sont riches en minéraux et Acides Gras de bonne qualité, mais aussi en protéines. 100 g d’amandes apportent 25g de protéines, pour les noisettes c’est 19g pour 100g. Les amandes sont riches en magnésium (232mg/100g), en Phosphore (416mg/100g), en Potassium (668mg/100g et Calcium (248mg/100g). Ils contiennent aussi une dose non négligeable de Zinc, Vitamine E, et manganèse (2.32mg/100g).
    Les noisettes contiennent du magnésium (88mg/100g), du phosphore (458mg/100g), du potassium (606mg/100g), du calcium (135mg/100g), du manganèse (4.9mg/1000g) et du zinc (2.31mg/100g).
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Les boissons végétales

La grande famille des « laits » végétaux :

Les boissons végétales ont la côte. On en trouve une gamme de plus en plus variée dans les rayons des magasins bio, mais aussi dans les hypermarchés et supermarchés traditionnels. A base de soja, d’amandes, de riz, d’épeautre, elles sont natures ou parfumées : à la vanille, au cacao.

Peut-on parler de « laits » végétaux ? Quelles sont leur différence avec les laits animaux ? Comment les utiliser ?

La dénomination officielle :

La dénomination européenne est précise :

« la dénomination de « lait » est réservée exclusivement au produit de la sécrétion mammaire normale, obtenu par une ou plusieurs traites, sans aucun addition ou soustraction. (…) on entend par « produits laitiers » les produits dérivés exclusivement du lait. (…) toutefois, cette disposition n’est pas applicable à la dénomination des produits dont la nature exact est connue en raison de l’usage traditionnel et/ou lorsque les dénominations sont clairement utilisées pour décrire une qualité caractéristique du produit. ».

En résumé, les boissons ou produits végétaux ne peuvent être dénommés « lait », « yaourt », « fromage » et « beurre » sauf si l’usage d’un de ces termes est traditionnel, par exemple : « le lait de coco » ou la « crème de marrons ».

Les « laits » végétaux doivent donc être appelés « boissons végétales ».

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Les graines germées

Nous sommes encore au cœur de l’hiver et les fruits et légumes de saison sont peu nombreux. Aussi ce mois-ci, je vous emmène à la découverte des graines germées, pour varier les sources de vitamines, minéraux et oligo-éléments.

La germination :

La germination est un processus naturel de croissance des graines au cours duquel elles développent leurs principes actifs et leur valeur nutritionnelle en acides aminés (les constituants des protéines), minéraux (calcium, magnésium, phosphore, potassium…), oligo-éléments (Fer, iode, sélénium, zinc…).

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Bonne année 2016

Je tiens tout d’abord à vous souhaiter une excellente année 2016, pleine de joie, de partage, de réussite et d’énergie.

Dans cette infolettre, je voudrai commencer l’année en partageant avec vous de bonnes nouvelles et me faire le porte parole des associations qui trouvent des idées innovantes pour améliorer notre quotidien ou œuvrer dans le bon sens à différents niveaux. Et aussi vous présenter quelque inventions qui m'ont touchée.

 

L’épicerie sociale La Passerelle :

Cette association permet apprend à des personnes avec de faibles moyens à conserver une alimentation saine, et de préserver ainsi leur santé. J’entends parfois autour de moi certaines personnes répliquer que pour manger sain, il faut avoir les moyens. Je leur réponds toujours que c’est surtout une question de choix. Quand aujourd’hui on ne consacre plus que 15 à 20% de notre budget ménage à nous alimenter, c’est surtout parce qu’on dépense beaucoup en nouvelles technologies, voyages, loisirs, et parfois gadgets.

Le lien vers l’article :

http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Communes/Blois/n/Contenus/Articles/2015/12/12/Les-differences-sociales-en-matiere-d-alimentation-2561890

 

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La Spiruline

Contrairement aux idées reçues, la spiruline n’est pas une algue mais une cyanobactérie (bactérie spiralée). Vieille de 3 milliards d’années, originaire des tropiques, vivant dans de l’eau douce, alcaline, chaude, elle contient énormément de chlorophylle. Il existe près de 1500 espèces d’algues bleues, et 36 espèces de spiruline sont comestibles. La principale espèce actuellement offerte sur le marché est la Spirulina platensi. C’est une des premières formes de vie présente sur terre. Elle grandit grâce à la photosynthèse (lumière + chaleur). Sa croissance est optimale à une température de 37°C et elle a besoin d’une eau saumâtre (légèrement salée). Elle a été redécouverte en 1844 par Wittrock et Nordsted, puis plusieurs scientifiques vont ensuite s’y intéresser ponctuellement.

D’abord cultivée en Californie et à Hawaï, elle est maintenant produite de façon contrôlée partout dans le monde. Aujourd’hui les plus grandes productions ont lieu en Californie et à Hawaï. Puis, la société Flamant vert en Equateur, et d’autres en Chine. Depuis les années 2000, des productions artisanales ont vu le jour en France et dans les pays en développement : Burkina Faso, Inde…

 

Depuis 2004, une formation à sa culture est dispensée au lycée agricole d’Hyères, grâce à Mr Claude Villard. 

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L'allergie

Qu’est ce que l’allergie ?

Le terme désigne une réaction anormale, excessive de l’organisme face à un agent extérieur. Cet agent peut être un aliment, une substance volatile, une plante, une fleur, ou une substance artificielle.

Son mécanisme se met en place en deux phases :

Il y a d’abord un premier contact avec l’allergène mais aucun signe de rejet.

Puis  un deuxième contact a lieu. C’est la phase de réaction avec tous les signes dont voici quelques-uns : éternuements, nez qui coule, yeux qui piquent, parfois de l’asthme, dérangements intestinaux, nausées, éruptions et/ou irritations cutanées.

 

Quelles sont les causes de l’allergie ?

Tout d’abord, il y a des facteurs génétiques. Des études ont montré que si l’un des parents est allergique, le risque pour l’enfant se situe entre 20 à 40%, si ce sont les deux parents, celui-ci monte à 60-80%. Toutefois ce n’est pas irréversible, et même avec deux parents allergiques, on peut soi-même y échapper. Nous verrons dans les solutions à mettre en place comment mettre toutes les chances de notre côté.

L’environnement : la multiplicité des polluants atmosphériques expliquerait l’augmentation des personnes atteintes d’allergie. Il faut être conscient que ces polluants ne sont pas seulement à l’extérieur mais aussi dans les maisons. Par ailleurs, des études montrent que les enfants qui naissent au contact de nombreux animaux (dans les fermes par exemple) développent moins d’allergies que ceux élevés dans un environnement aseptisé.

Des facteurs divers : tabagisme, flore déséquilibrée, faiblesse immunitaire.

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La relaxation

La relaxation, c’est quoi ?

C’est l’ensemble des méthodes corporelles qui permettent de mieux gérer les tensions inhérentes à la vie quotidienne. Le mot « relaxer » signifie en terme juridique, qu’à la suite d’une privation de liberté, celle-ci est rendue…La relaxation permettrait donc de retrouver une certaine liberté ? 

Les méthodes corporelles entraînent :

·      Un relâchement des fibres musculaires lisses (qui commandent la motricité involontaire des organes) et striées (qui commandent les actions musculaires volontaires)

·      Une prise de conscience du corps, donc on appréhende mieux les sensations corporelles.

·      Un effet para-sympathicotonique : activation du système nerveux parasympathique, responsable de la détente et du repos.

La relaxation n’est pas naturelle, elle demande un apprentissage.

 

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La méditation, pour qui pour quoi?

Tout d’abord je vous souhaite à tous une année riche de joie, de santé. Que vos désirs s’accomplissent et que vos proches soient exempts de soucis et de souffrance.

Puisse cette année vous apporter tout ce que vous souhaitez.

 

Pour commencer l’année, je vous propose une présentation de la méditation.

Les idées reçues sur la méditation sont nombreuses. On s’imagine souvent un moine calme et paisible. On pense aussi que méditer consiste à se vider l’esprit. Enfin, on l’associe souvent avec un courant babacool des années 70 ou au mouvement New âge.

Hors la méditation c’est autre chose. Et il  y en a de nombreuses différentes.

 

Faisons un petit tour d’horizon de cette pratique ancestrale :

La méditation chrétienne :

On l’appelle aussi la prière contemplative, elle se fait dans le silence. Le but est d’entrer en contact avec le Christ, quand le mental s’est arrêté. Les chrétiens méditent sur la parole de Dieu, et ce qu’elle leur révèle.

La méditation transcendantale :

Cette technique a été introduite en occident la Maharishi Mahes Yogi. C’est une technique mentale de relaxation et de « développement de la conscience ». Elle se pratique en récitant un mantra qui se présente sous la forme d’un ou plusieurs mots ou une phrase à répéter sur un certain rythme. Elle permet d’atteindre un état de calme profond : la transcendance, qui induit une détente corporelle intense.

La méditation zen ou zazen :

Le zazen est la posture de méditation du bouddhisme zen. Les deux écoles les plus connues en occident sont l’école Soto et l’école Rinzai. L’attitude consiste à laisser les images et les pensées surgir sans chercher à les modifier. En maintenant un tel état, le pratiquant peut atteindre un « état au-delà de toute pensée »

 

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Les fêtes arrivent, chouette!

A l’approche des fêtes, vous êtes nombreux et nombreuses à culpabiliser à l’avance concernant le repas. Chocolat, foie gras, volailles farcies, comment prévoyez-vous de passer vos réveillons ?

Pour vous aider à y voir plus clair je vous propose de faire le tour des aliments les plus consommés lors de ces réjouissances.

 

 

Le foie gras :

Il ne faut pas oublier que cet organe, lorsqu’il est saturé en gras, est malade. Avec toutes les conséquences sur le pouvoir nutritionnel mais aussi énergétique que vous avalez en consommant cet aliment.

Lors du dernier salon marjolaine, j’ai gouté le faux gras : imitation de foie gras. J’étais un peu sceptique, et j’avoue que c’est hyper bluffant. Pourquoi ne pas tester cette année ?

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LE STRESS : ennemi public numéro 1

Le stress, c’est quoi ?

Le stress définit l’ensemble des réponses aux contraintes subies par un organisme. Dans le langage courant, on parle de bon stress et de mauvais stress. En fait, cette appréciation dépend beaucoup de la perception qu’on a de l’événement, de la façon dont on va le vivre, en bref de sa capacité d’adaptation.

 

Toutefois, mêmes les stress supposés positifs, peuvent sur le long terme, altérer notre santé. Un organisme ne peut pas être soumis à des contraintes, sans devoir répondre à un moment donné par des réactions physiologiques.

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Salon Zen : mes recommandations

Bonjour à tous,
Comme promis, je vous ai fait une petite liste des exposants que je vous recommande d’aller voir sur le salon Zen :

BOUTIQUE ZEN :
Idéal pour tester un zafu (coussin de méditation) et repartir avec celui qui vous correspond.
Vous pouvez consulter leur gamme :http://www.boutiquezen.com 

 

CAPILLAR VEDAMED VALEMIS
L’intérêt de ce stand est la vente en direct des « bains Salmanoff ». L’idéal : acheter les deux ( le blanc et le jaune), pour faire une cure de bains hyperthermiques.
Demander les conseils pour faire ce bain avant de l’acheter, car il y a quelques précautions à prendre.
Un pur moment de détente et de détox de l’organisme.
Leur site :
http://www.arktikaia.com

CHIN MUDRA :
Il font d’excellents coussins de méditations.
C’est là que j’ai acheté les miens et j’en suis très satisfaite.
http://www.chin-mudra.com

CIRIS :
Ce Centre d’Information sur les Recherches et l’Innovation Scientifique travaille avec la fondation Beljanski.
Pour en savoir plus : http://www.beljanski.com

DE BARDO :
Juste pour gouter des grillons déshydratés si vous ne connaissez pas encore ;-)

 

Pour trouver des huiles essentielles d’une qualité exceptionnelle, voici mes 4 fournisseurs préférés, avec une mention particulière pour le premier.
Faites le plein, c’est le moment
Vous trouverez aussi des hydrolats.
DISTILLERIE LUEURS DU SUD
HERBES ET TRADITIONS : http://www.herbes-et-traditions.fr
HUILES SACRE DE MADAGASCAR : http://www.ducotedesiles.fr
VITALBA : http://www.vitalba.fr

 

HERBORISTERIE DU PALAIS ROYAL :
L’occasion de faire le plein de plantes.
http://www.herboristerie.com

LCHANVRE :
Une des meilleures source d’omégas 3.
Dès que Christophe est sur un salon, je fais le plein : huile, farine et graines. La farine de chanvre est une excellente source de protéines à rajouter à vos compotes, yaourts. Des graines à mettre dans vos salades.
http://www.lchanvre.com/

LES RUCHERS DE MAUBEC:
Pour acheter un miel de qualité, qui vient de France. Vous trouverez également de la propolis (utilisé en cas de refroidissement) de la gelée royale ou du pollen (si possible frais). Si vous voulez plus de renseignements sur ces produits, n'hésitez pas à questionner les exposants, toujours ravis de vous répondre.
http://www.miel-des-abeilles-bio.com/boutique-miel-bio/

PUR NATUREL POLLEN CRU:
Pollen de grande qualité, cru et frais, pour faire une cure à l’entrée de l’hiver.
http://www.abeille-heureuse.fr/

QWETCH :
Une petite entreprise qui fait des produits sympas et de grande qualité.
Pour des cadeaux ou pour se faire plaisir :
http://www.qwetch.com

Pour gouter, découvrir ou faire le plein de spiruline :
http://www.spiru.fr
http://www.spiruline-des-iles-dor.com

Evidemment, peut être que vous serez attiré par d’autres stands que je n’ai pas cités et j’espère que vous laisserez un commentaire pour partager avec nous vos découvertes éventuelles.
Le seul domaine où j’ai tout testé, c’est l’aromathérapie, et les fournisseurs d’huiles essentielles que je vous recommande sont vraiment les meilleurs (les autres sont de piètre qualité comparativement)

Si vous voulez passer me faire un petit coucou, je serai au salon samedi matin et dimanche après midi sur le stand du Cenatho:CENATHO  - Stand A2

A bientôt,
Isabelle

 

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La vitamine D, pas que pour les os

La vitamine D est surtout connue pour son implication dans la fixation du calcium, mais elle n’intervient pas uniquement dans cette fonction.

Tout d’abord un petit retour sur l’histoire de cette vitamine.

La vitamine D est surtout connue pour son implication dans la fixation du calcium, mais elle n’intervient pas uniquement dans cette fonction.

Tout d’abord un petit retour sur l’histoire de cette vitamine.

Suite à une vague de rachitisme au milieu du 17ème en Angleterre, un médecin anglais, Dale Perceval, décela un facteur anti rachitique dans l’huile de foie de morue. On pensait alors que c’était la vitamine A qui avait cet effet.

Plusieurs médecins constatèrent que le rachitisme touchait les enfants qui n’étaient pas suffisamment exposés au soleil. C’est ainsi que Trousseau, médecin français, Sniadecki, polonais et Palm, anglais conseillèrent d’exposer les enfants au soleil. Ils seront raillés par leur pairs, mais à partir de 1911, plusieurs résultats montrent qu’ils avaient raison : les expositions au soleil permettent de guérir du rachitisme.

 

En 1922, Mc Collums (USA) découvre que l’huile de foie de morue conserve son pouvoir antirachitique même si la vitamine A est détruite par oxydation. C’est en 1932 que des cristaux de vitamine D2 sont isolés par Windaus, chercheur allemand et Askew, britannique. Quatre ans plus tard, l’allemand Brockmann isole la D3.

 

En 1952, premières synthèses de la D3 par le Dr Woodward. Et en 1964, l’américain Norman détecte l’existence de trois métabolites de la vitamine D et établit la structure du calcitriol en 1971.

 

La vitamine D, uniquement pour les os ?

Il existe de nombreux dérivés de la vitamine D, mais les plus importants sont la D2 = ergocalciférol, produite par les végétaux, et la D3 = cholécalciférol, qui est apportée par des aliments d’origine animale et qui peut être produite par la peau sous l’action des ultraviolets B.

La vitamine D et le calcium forment un couple indissociable. En effet la vitamine D va participer à la formation d’une protéine : la CaBP (Calcium Binding Protein) qui sera en charge du transport du calcium dans l’organisme.

Le calcitriol fonctionne de concert avec une hormone parathyroïdienne, la parathormone qui stimule la calcémie (augmentation du taux de calcium dans le sang).

Ainsi la vitamine D est essentielle dans le maintien d’un bon taux de calcium dans l’organisme et à sa bonne fixation.

De très nombreuses études ont montré son implication dans la prévention et le traitement de l’ostéoporose, en association avec le calcium. (1)

 

Mais la vitamine D a aussi d’autres propriétés :

Protection contre le cancer colorectal, mais aussi cancer du sein, de la prostate. Elle aurait aussi un rôle dans le traitement du cancer en minimisant la prolifération des cellules cancéreuses. (2, 3)

Prévention des diabètes de type 1 et 2 : diminution du risque mais aussi  contrôle sur la glycémie.(4,5)

Prévention d’autres maladies auto immunes, comme la sclérose en plaque (6), l’arthrite rhumatoïde et les maladies inflammatoires de l’intestin. (7)

Prévention des maladies cardiovasculaires, la vitamine D joue plusieurs rôles importants : réduction de l’inflammation, de la calcification des vaisseaux, baisse de la tension artérielle (8). Des études sont en cours sur le lien entre vitamine D et syndrome métabolique. (9)

Stimulation de l’immunité (10), ainsi que dans la prévention du déclin cognitif (11).

Lien entre la carence en vitamine D et l’asthme. (12)

 

Vous voyez donc, qu’en effet, elle ne sert pas uniquement à nous assurer une bonne ossature.

 

« Et je fais quoi pour ne pas en manquer ? »

Il faut d’abord savoir que la vitamine D a une double origine : endogène (produite par le corps) et exogène (produite par l’apport alimentaire).

Pour la première source, il faut qu’il y ait une exposition aux rayonnements lumineux et que celui-ci soit suffisamment puissant, ce qui est rarement le cas dans certaines régions de France entre novembre et février. Aussi, dès qu’un rayon de soleil pointe son nez, pensez à vous exposer, surtout en hiver : pensez à retrousser vos manches.

Pour la seconde source : il faut qu’elle soit présente dans l’alimentation. Vous en trouverez essentiellement dans l’huile de foie de morue (250mg pour 100g), les poissons gras : hareng, (22 mg pour 100g), saumon (8.5 mg pour 100g), sardine (12.3 mg pour 100g). Les besoins quotidiens sont estimés à 5 mg/jour pour les hommes, jusqu’à 15 mg/jour pour les femmes et jusqu’à 20 mg/jour pour les enfants.

 

« Dois-je prendre des compléments et comment ? »

Une étude française a montré qu’environ 20% de la population était carencée.

Vous pouvez demander à votre médecin traitant un dosage afin de savoir où vous en êtes.

Si vous êtes dans l’un des cas ci-dessous, une supplémentation à l’entrée de l’hiver pendant quelques semaines, voire quelques mois est intéressante :

  • Les femmes enceintes ou allaitantes : afin d'éviter la carence chez le foetus et le nouveau-né.
  • Les enfants, les adolescents : pour la croissance et l’immunité.
  • Les personnes vivant dans une région peu ensoleillée.
  • Les personnes âgées de plus de 65 ans : fabrique moins de vitamine D et l’assimile moins bien.
  • Les personnes avec des risques de cancer.
  • Les personnes qui souffrent d’ostéomalacie

 

Par contre, attention aux contre-indications : calculs rénaux, prise de diurétique, hyperparathyroïdie, certains cas de cancer et sarcoïdoses associés à des hypercalcémies

 

Pour trouver une supplémentation de qualité, voici quelques laboratoires de référence.

 

http://www.lpev.fr/gamme/immunites/omegad3

https://www.laboratoires-fenioux.com/vitamine-d3-G716/fr

http://www.dplantes.com/vitamine-d3-vegetale.html

 

J’espère que cet article vous aura convaincu des nombreuses qualités de cette vitamine trop peu connue.

 

A bientôt pour un nouvel article ! 

 

Isabelle 

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Les aliments de l’été

A l’approche de l’été, je vous propose des informations sur quelques aliments qui vont nous faire du bien durant cette période de détente et de bien-être.

Avant tout, un petit rappel sur l’importance de choisir des aliments produit localement. S’il est difficile de trouver ceux produits en région parisienne, nous pourrions au moins faire en sorte de consommer des produits de saison et qui viennent de France. Ceci afin de limiter les transports mais aussi parce qu’ils sont adaptés à ce dont nous avons besoin à la bonne période de l’année.

Voici donc quelques denrées qui vont nous faire du bien cet été : 

La cerise : 

Probablement l’un des plus doux symboles des beaux jours. Sucrée, riches en fibres, elle contient beaucoup de provitamines A et de vitamines C, deux vitamines aux propriétés anti-oxydantes.

Elle apporte aussi des minéraux : cuivre, fer et potassium.

Attention, elle peut être un peu laxative, à consommer donc avec prudence si votre intestin est sensible. 

La fraise : 

Très riche en eau (90%) et avec un taux de sucre très bas, la fraise est un excellent fruit aussi pour sa richesse en vitamine C, A et B. elle contient également des flavonoïdes (anti oxydant) en quantité intéressante.

Elle apporte aussi du potassium, un peu de fer, du cuivre et du zinc. 

La framboise : 

Très riche en magnésium (22mg/100g), calcium (20mg/100g) et en potassium  (200mg/100g), elle contient aussi beaucoup de vitamine C (25mg/100g) qui est bien présente même après récolte, car la richesse en acides organiques de la framboise protège bien la vitamine C. elle contient également de la vitamine B9 (36mg/100g).

Sa richesse en fibre en fait un aliment intéressant pour lutter contre la constipation passagère, avec sa teneur en pectine aux propriétés régulatrices et adoucissantes. 

La pêche : 

Très rafraichissante, et peu sucrée, des fibres douces pour le transit. Des vitamines : bêtacarotène (118mg/100g), C (6mg/100g), elle contient également en quantité intéressante : du magnésium (9.4mg/100g), du phosphore (19.5mg/100g), du potassium (210mg/100) et du calcium (6mg/100).

La nectarine et le brugnon, qui sont très proche sont aussi très intéressant… 

L’avocat : 

Voici une excellente source d’acides gras polyinsaturés (vous savez les bonnes graisses). De plus ces derniers sont bien protégés de l’oxydation grâce à la vitamine E contenue dans l’avocat. Il contient également des phytostérols, reconnus pour leur efficacité dans la lutte contre le « mauvais cholestérol ».

Il apporte aussi des vitamines : E (2.36mg/100g), K (14.5mcg/100g), et C (7.49mg/100), et des minéraux : magnésium (27mg/100), phosphore (41.9mg/100), potassium (413mg/100g) et calcium (10.8mg/100g).Le con

sommer avec des aliments riches en caroténoïdes contribue à une meilleure absorption de ces derniers, en raison du caractère liposoluble des caroténoïdes, donc pensez à une bonne salade de tomates avec quelques tranches d’avocat et une carotte râpée. Effet peps garanti ! 

L’artichaut : 

Les fibres qu’il contient sont particulièrement intéressantes pour l’intestin, car elle contribue à une bonne flore intestinale. En effet, l’inuline favoriserait le développement des bactéries saprophytes (celles qui sont bénéfiques à l’équilibre de la flore).

Par ailleurs il a des propriétés dépuratives, grâce à sa capacité à stimuler la sécrétion de bile par le foie et à son excrétion par la vésicule biliaire. Il est de plus diurétique en raison de sa teneur en potassium (411mg/100).

Il est aussi riche en magnésium (41mg/100g), en phosphore (40mg/100g), en calcium (43mg/100g) et en vitamine B9 (50mcg/100g). Il est aussi riche en lutéine et en zéaxanthine deux caroténoïdes particulièrement intéressant pour la fonction visuelle.

Pour conserver toutes ses qualités, préférez-le cru ou cuit rapidement à la vapeur. 

L’aubergine 

Très riche en vitamines : B (notamment B3, B6 et B9),  C, en provitamine A, et en vitamine E, elle est aussi riche en minéraux et oligo élément : potassium, magnésium, zinc, manganèse.

Sa richesse en fibres de type pectine lui donne sa consistance moelleuse à la cuisson. Ces fibres sont douces et particulièrement intéressantes pour les intestins paresseux. Elles augmentent également l’activité bactérienne du colon, et stimule les contractions de l’intestin tout en favorisant le glissement des résidus.

L’aubergine a également un pouvoir anti oxydant intéressant avec un indice ORAC de 390 (je reviendrai sur les anti oxydants dans un prochain article).

Consommer la cuite à la vapeur douce pour préserver ses nutriments. 

Le poivron

Il est un des légumes les plus riches en vitamine C  126mg pour 100 g. Sa teneur est plus importante dans les poivrons rouges que dans les poivrons verts.

Il est également riche en anti oxydant : flavonoïdes (dont la quercétine), composés phénoliques.

Il est de plus, riche en fibre et peu calorique, en faisant un allié intéressant pour les personnes surveillant leur poids.

Le navet 

 

Riche en glucosinolates : ces composés, présent surtout dans les crucifères, principes actifs très intéressant pour la prévention des cancers. Il est aussi riche en potassium, vitamine C, bêtacarotène, et vitamine B3 et B9.

Vous pouvez le consommer cru, pour préserver ses nutriments : râpé dans une salade, par exemple.

 

 Bon appétit !

 

Et bel été, prochain article fin aout pour vous donner quelques conseils avant la rentrée !

 

 

 

La Nutrition en naturopathie

 

Il m’a semblé intéressant que le premier article de ce blog aborde la nutrition, l’un des principaux outils du naturopathe.

 

Petit retour historique sur notre façon de nous nourrir :

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